Au cours des années 1950, Deming a fait observer aux Japonais que si les quatre étapes du cycle qui porte son nom se succèdent plusieurs fois, elle ne décrivent pas un cercle mais une spirale. C’est une façon élégante de représenter l’amélioration continue de la qualité avec des coûts de plus en plus faible.
Le cercle vertueux est en effet un des éléments constitutifs des principes fondateurs non seulement d’un doctrine de gestion de la qualité, mais aussi d’une doctrine de gestion tout court. Le PDCA est considéré comme le vecteur d’amélioration continue. La phase Plan s’achève par la sensibilisation et la formation. La phase Do s’achève par l’appréciation de la conformité, la phase Check s’achève sur une forme de négociation pour expliquer les résultats des mesures, afin de préparer les mesures correctives, la phase Act s’achève par la formalisation d’une sorte de contrat.
Le PDCA est loin d’être unisversel, et est en fait interprété différemment dans différentes culture. En effet les notion d’action et d’expérience ont un sens différent en orient et en occident. La rationalité du PDCA ne saurait donc être tenu pour un universel.
Depuis peu les entreprises se tournent vers le feedback management, qui vise l’amélioration par le retour d’expérience dans l’entreprise mais également à l’extérieur.
Le principe de base : un projet similaire a déjà été expérimenté par au moins un acteur économique, mais la ressource clé ne se trouve pas forcément dans l’entreprise.
La connaissance de la manière de réaliser un projet, des risques associés est un vecteur réduction coûts et amélioration de la qualité des plus importants. L’expérience est la seule ressource valorisable.
Le feedback management vise à mettre en relation les projets et les feedbacks existant. La roue de Deming se trouve démultipliée à l’ensemble des acteurs économiques, pour une amélioration globale.
“Se sont les nouvelles technologies qui permettent une mise en relation de l’ensemble des projets existants, et des feedbacks associés” comme le souligne l’entreprise Greemfeld facilitateur de projets qui a lancé le service Celuiqui.fr
Cette vision a trouvé un écho avec la crise actuelle, qui pousse d’une part les salariés à développer une activité complémentaire en vendant par exemple leurs feedbacks aux entreprises même concurrentes, et d’autre part la recherche d’une création de valeur durable mais globale et non plus uniquement pour l’entreprise pour laquelle nous travaillons.

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